Lorsque le soldat Longin retira le fer de sa lance qui avait ouvert le Cœur de Jésus, on vit sortir de cette plaie profonde de l’eau et du sang. Maintenant, si vous contemplez avec soin l’image sainte de ce Cœur adorable, le touchant symbole de l’amour que Jésus nous a donné, vous verrez encore des gouttes d’eau et de sang couler de cette mystérieuse blessure. L’eau coule afin que les hommes renaissent à la vie de la grâce par le baptême dont elle est le symbole.
Le sang coule du Cœur de Jésus pour opérer notre justification. La voix monte au trône de Dieu, non pour demander vengeance, mais pour demander compassion et miséricorde. A cette voix, sa justice s’apaise et il ne nous regarde plus qu’avec amour.
C’est le sang du Cœur de Jésus qui coule encore chaque jour dans le calice des autels et qui donne la vie et la grâce. Oui, le vin sacré qui réjouit les âmes, c’est le sang de Jésus. A la sainte table il rougit nos lèvres, il circule dans nos veines, en sorte, que nous acquérons avec Jésus Christ une glorieuse consanguinité.
Allons souvent boire au calice du salut et nous enivrer de ce sang divin. Répétons souvent, dans le courant de cette journée, ces deux mots de la belle prière de saint Ignace : « Eau sainte qui coulez du Cœur de Jésus, purifiez-moi ! Sang de Jésus Christ, enivrez-moi : Aqua lateris Christi, munda me Sanguis Christi, inebria me ».
Lorsque vous baiserez votre crucifix, vous aimerez surtout à coller vos lèvres sur la plaie du Cœur, comme pour y puiser les dernières gouttes de sang. Il y en a toujours ; allez avec confiance, enivrez-vous d’amour.
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