21 juin 2026 : Cinquième épine du Cœur de Jésus : l’âme ingrate

Un jour, saint François d’Assise, le front pâle, les yeux pleins de larmes, la voix étouffée par des sanglots, se mit à parcourir les villes et les campagnes de l’Ombrie, en s’écriant : « L’amour n’est pas aimé ! L’amour n’est pas aimé ! »

Si c’était là le sujet d’une si vive douleur au treizième siècle, dans cet âge de foi où saint François, saint Dominique, saint Bonaventure, saint Louis, sainte Elisabeth répandaient tant de bien autour d’eux, quels accents faut-il trouver et quelles larmes faut-il verser pour déplorer les ingratitudes du monde moderne envers le Cœur si aimant de Jésus ?

Ecoutez ses plaintes : Voilà le Cœur qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé !

Oui, rien de plus commun que l’ingratitude. Combien cette nouvelle et terrible épine dut ensanglanter le Cœur de Jésus ! Nous pouvons en juger par les paroles qu’il adressa à Marguerite Marie : « Ce qui m’est beaucoup plus sensible que tout ce que j’ai souffert dans ma Passion, ce sont les ingratitudes des hommes. Ils n’ont que des froideurs et des rebuts pour tous les empressements que je montre à leur faire du bien ».

Noire ingratitude ! Qui ne te déplorerait du fond de l’âme ! Qui ne répandrait des larmes de sang, à la pensée que toutes les marques de la tendresse de Jésus Christ deviennent, par l’effet de notre insouciance et de notre méchanceté, le sujet des plus grandes douleurs de son Cœur adorable !

O Jésus, donnez-nous votre Cœur si aimant, nous l’offrirons à votre Père et il acquittera pleinement le tribut de notre gratitude.

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